Mange d'la Mort

by Cirrhose et cendrier

/
  • Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.

    Album numérique gratuit ! Simplement inscrire le chiffre zéro (0) où l'on vous demande d'inscrire un prix, vous pourrez ainsi profiter gratuitement de cet album en version numérique.
    Purchasable with gift card

      $5 CAD  or more

     

1.
Intro 00:52
2.
L'escalier 04:39
L’escalier C'est dans pâtisserie dans farine Que mon ami et ses narines Oublie qui a des fleurs plus malines Qu'un pissenlit et ses racines Pendant que son éponge marine Dans un breuvage, il imagine Un orage de feuilles de vigne C'est mon ami qui s'enracine C'est le pied lourd et le cœur léger Que j'suis tombé dans les escaliers Dans un jardin si profond Qu'on y cultive le fruit de la friction Le sel assaisonne l'origine La sève qui colle les babines La fièvre déflore ou assassine Une fleur qui suce loin de ses racines Je goûte la honte je perds la cime Et je crache un torrent d'épines Sur le parfum pourri d'une machine Qui m’a tordu la racine C'est le pied lourd et le cœur léger Que j'suis tombé dans les escaliers Dans un jardin si profond Qu'on y cultive le fruit de la friction Dans un jardin si profond Qu'on y cultive le fruit de la friction
3.
Misandre et Vésanie Ça faisait des années qu’il voulait tous nous descendre Jamais il n’aurait osé malgré sa haine, sacré Misandre Misandre avait bien vu, vu des ses yeux la misère Et toutes les ombres de la rue partir en tessons de lumière Parti il y a cent ans en cachant quelques croûtes D’un passé craquant sous le poids de la route Mais la route l’avait craché comme on crache les pépins Des fruits décomposés qui font pousser les chemins Et quand on lui demandait c’est quoi que tu cherches Qu’est-ce t’as d’besoin pour te sortir de la dèche Bien il nous répondait les poings serrés Il crachait son venin faisant fondre nos souliers Je cherche une femme, une vraie, une femme qui m’aime Je cherche une femme qui a du sang dans les veines Ça faisait des années qu’elle trainait sa folie Elle s’était rebaptisée on l’appelait maintenant Vésanie La belle Vésanie avait vu de ses grands yeux de verre Vu toutes ses années perdues partir en années-lumière Partie il y a cent ans, suant l’odeur du doute Partie en laissant des morceaux d’elle sur la route Mais la route l’avait bouffée comme un serpent vicieux Qui l’avait avalée avant de se sucer la queue Et quand on lui demandait, c’est quoi que tu cherches Qu’est-ce t’as d’besoin pour te sortir de la dèche Bien elle nous répondait les poings serrés Elle crachait son venin faisant fondre nos souliers Je cherche un homme, un vrai, un homme qui m’aime Je cherche un homme qui a du sang dans les veines Ça faisait des années qu’ils se cherchaient sans se trouver Car leurs morceaux sur la chaussée nourrissaient d’autres affamés Alors c’est en suivant ces dingues tous ces fous et ces fins Qu’ils se sont retrouvés dans un champ de seringues comme deux aiguilles d’une bail de foin Alors on leur demande plus ces quoi qu’ils cherchent Qu’est-ce qui avaient de besoin pour se sortir de la dèche Car ils répondraient les poings attachés S’injectant le venin d’un amour fou à lier Moi j’ai ma femme, une vraie, une femme qui m’aime Moi j’ai mon homme enfin qui coule dans mes veines
4.
L’écho du vide Un peuple qui n'a pas faim Un boss qui a pas d'argent Un voleur sans ses mains Une matraque pas tachée de sang Une ville sans armes Comme une forêt sans arbres Comme un désert sans sable Comme un océan sans vague Un marin sans bateau Un écrivain sans ses mots Un soldat sans fusil Un meurtrier qu’on oublie Une pute en santé C'est vide comme son violeur castré Un automne sans suicide Une existence sans le vide Rempli de vide! Rempli de vide! Quand j'perds de vue ma folie Qu'avec ma raison elle s'enfuit Quand mon bonheur funambule Crève dans les profondeurs comme la lumière du crépuscule Dans ma tête et mon être L'écho du vide résonne Mon corps et mon cœur Se remplissent de vide comme Se remplissent de vide comme Comme une famille sans chicane Un enfant sans ses larmes Un couple sans amour Un couple de tous les jours Une bouteille sans son soûlon Un pétard sans poumon Une ligne à l'abandon Comme une aiguille sans poison Une croix sans croyant Une science sans patient Notre future et leurs guerres Mère Nature sans frontière Une jeunesse sans rébellion Un travailleur sans patron Une retraite sans les rides Une existence sans le vide Rempli de vide! Rempli de vide! Quand ma folie revient Avec ma raison su'le même chemin Quand mon bonheur funambule Attiré par les hauteurs de l'infini et fabule Dans ma tête et mon être L'écho du vide reste présent Mon corps et mon cœur L'oublient pour un instant L'oublient pour un instant
5.
Les étoiles vomissent Bouffon au cul cloué Acrobate au plancher Pantin disloqué Spectateurs assoiffés Quand dans les machines les magiciens font disparaître leurs butins moi je me fonds dans la foule Dans la faune qui s’écroule Les étoiles vomissent leur fiel Sur ce spectacle loin du soleil À l'heure que tu te réveilles Elles filent loin du soleil La musique souhaite sa mort Elle pleure dans les urinoirs Un cyclope qui cherche le trouble Maintenant qu'il voit en double regarde le clown qui a l'nez en sang je sais très bien ce qu’il prend qu'est-ce que je fous dans ce bordel? Ah oui c'est vrai, j'm'en rappelle Les étoiles vomissent leur fiel Sur ce spectacle loin du soleil À l'heure que tu te réveilles Elles filent loin du soleil Quand le ciel tombe sur ma tête cassée Le casse-tête qui est en morceaux n’a pas fini de se mélanger Quand je tombe dans le ciel pour fuir le réel Le réel me rappelle qu’à matin il va me couper les ailes Heureusement qu’au coin de la rue le marchand de rêve est ponctuel Je peux chercher cette petite merveille qu’est le sommeil dans une bouteille Accessible somnifère emprisonné dans le verre Pour nager allègrement dans l’oasis en oubliant Qu’à l’heure où tu te réveilles Elles filent loin du soleil
6.
Eau de javel 03:22
Eau de javel Faut tu j’ta mette dans yeule Pour que tu sentes mon coeur qui jouit? Qui crie qui bat qui gicle sa vie Cette passion de caillots salis Toutes les couleurs que j’ai appris Avec les odeurs dans notre lit C’est-tu parce que tu as peur De te perde que tu me pourri? Sais-tu pourquoi? Sais-tu, sais-tu pourquoi moi je m’emmerde chez moi? Sais-tu, sais-tu pourquoi moi je m’enferme chez toi? Faut tu j’te le mette dans le ventre Tout le bonheur que tu y’as mis ? Faut tu j’te le mette dans tête Ce que le docteur ma repris? Faut-elle qu’elle tache ma sueur Les dégâts que je cache toutes les nuits? C’est-tu parce que tu as peur De te perdre que tu me pourri? Sais-tu, sais-tu pourquoi moi je m’emmerde chez moi? Sais-tu, sais-tu pourquoi moi je m’enferme chez toi? C’est avec de l’eau de javel Qu’on nettoie de la matière grise Qui jam le carrousel Infini de ma bêtise
7.
8.
Le bal des bouchers (Mange d’la Mort) Du jus plein les orbites Et l'estomac sous les talons C'est les deux pieds dans les tripes Qu'on perd l'envie d'bouffer du cochon Obligatoires au bal ce soir Tous les pauvres porcs tireront au sort Si le hasard te tire trop tard C'est le hachoir tu dois le savoir D'la porcherie à l'abattoir C'est moi le méchoui Mange donc d'la mort Pendant que ça cuit J'regarde encore Mourir ma truie Mange donc d'la mort C'est avec la bouche pleine Qu'il crie au viol en érection Le tout fourré à crème Le bal des bouchers pas de tire-bouchon Obligatoires au bal ce soir Tous les pauvres porcs tireront au sort Si le hasard te tire trop tard C'est le hachoir tu dois le savoir D'la porcherie à l'abattoir C'est moi le méchoui Mange donc d'la mort Pendant que ça cuit J'regarde encore Mourir ma truie Mange donc d'la mort Si c'est ça que t'as pour moi J'préfère être la proie Sur l'austère trépas Pour y jouir aux éclats Comme un roi qui s'débat Dans tes bras fait comme un rat Fais comme moi, écoute-moi Libère-toi, coupe-toi la coupes-toi la, coupe-toi la et un jour tu verras Qu'il était une fois Est une fois de trop déjà Un troupeau et voilà V'là la meute aux abois Il fait si chaud, il fait si gras Qu'on s'en suce les dix doigts J'te donnerais bien ce tendre bouquet de chair Mais ces lambeaux ne sont que l'ombre d'une esquisse Il vient de si loin qu'un décalage amer Embaume l'air d'anciens sacrifices
9.
Le marchand de glace Ils s’accrochent au paysage Pour échapper à leur sort Embellissant sur leur passage Graduellement sans savoir D'autres entre vent et gravité Tombent tranquillement sans se soucier Car ils savent bien que la vérité C'est que tout finit par tomber Et ils me tombent dedans Ces flocons acérés Me coupent et glacent mon sang De frissons de nausées Ces cendres glacées D'une explosion lunaire Ces tisons givrés Qui brûlent comme l'hiver Y'a quelque chose qui est en dedans d'moi Qui vient d'partir c'est peut-être l'été Le marchand de glace me tord comme le fer Dans les flammes de son hiver On gèle en enfer Mon enfer de cristal Cristal et poussière Poussiéreuse et glaciale Ils me rentrent dedans Et me mordent à pleines dents Ah comme la neige a neigé Je ne sens plus ma tête ni mon nez Seul le plafond est témoin De mon amitié avec le plancher Quand j'le supplie à deux mains De venir l'embrasser Mais mon plancher glissant Comme moi est une œuvre éphémère Qui attend le printemps Pour fondre en même temps que la rivière Y'a quelque chose qui est en dedans d'moi Qui vient d'partir c'est peut-être l'été Le marchand de glace me tord comme le fer Dans les flammes de son hiver L'armoire poussiéreuse Est maintenant alarmante Et l'armée mélodieuse Chante l'alarme larmoyante L'arme de destruction massive L'harmonie du soir L'harmonica salive Sur nos de larmes de rasoir
10.
Pervers ou vertueux Sombre comme la crasse Ou le rire de mille-et-une hyènes L'ombre des rapaces Font leur tournée quotidienne Assombrissent ma carcasse Mon cœur, mes veines Même si c'est pas pour ma face Que les vautours se ramènent Partir avant que j'me pète un badtrip Et que j'éteigne mon feu par le feu Avant que l'acide qui m'bouffe les tripes Se mette à pisser par mes yeux Bourreau et victime Ne font qu'un je le sais Même l'aveugle et sa rétine L'on vu avant moi Qu'un regard humide Peut tous nous piéger À la merci du vide Dans le ventre d'un carnassier Partir avant que j'me pète un badtrip Et que j'éteigne mon feu par le feu Avant que l'acide qui m'bouffe les tripes Se mette à pisser par mes yeux Qui est à blâmer La nature ou l'instinct? L'un a inventé L'autre et nourrit sa faim J'me retrouve prisonnier Entre des griffes de satin Ou je suis bâillonné Par les caresses qui souhaitent ma fin En tant qu'ancien vautour J'connais bien les enjeux Je vois bien autour Les prédateurs pris au jeu Alors piège de velours Pervers ou vertueux? Saches bien que mon amour En un battement d'ailes peut partir Avant que j'me pète un badtrip Et que j'éteigne mon feu par le feu Avant que l'acide qui m'bouffe les tripes Se mette à pisser par mes yeux
11.
Cancer du coeur Je joue ma drôle de vie comme je joue aux dominos Je place mes pièces avec passion et patience Quand toutes mes cartes se sont transformées en châteaux J'les regarde comme les saisons s'écrouler en silence Les rivières aux poignets fêtent Sous l'aurore les horreurs Quand s'endort le joker, un trou dans une tête N'est pas pire qu'un cancer du coeur Le coeur du roi D'la reine et du p'tit Prince Ne viennent pas chez moi Car ma porte et mon âme grincent Les quatre feuilles du trèfle Existent pour un salaud Qui pique mes richesses Et crache sur ma chemise à carreaux Mon pays, mon pays c'est pas juste l'hiver Nous avons le grand prix au saut tête première dans le trottoir Gaz carbo dans l'auto pour faire un beau dodo L'as au lasso dans l'garde-robe c'est l'rodéo Les rivières aux poignets fêtent Sous l'aurore les horreurs Quand s'endort le joker un trou dans une tête N'est pas pire qu'un cancer du coeur Le coeur du roi D'la reine et du p'tit Prince Ne viennent pas chez moi Car ma porte et mon âme grincent Les quatre feuilles du trèfle Existent pour un salaud Qui pique mes richesses Et crache sur ma chemise à carreaux Un courant d'air au poignet fête Sous l'aurore le bonheur La lumière dans une tête Guérit le plus obscur des coeurs Mon coeur à moi Pas celui de Sa Majesté Reste chez moi dans mon pack-sac loin d'être léger Les quatre feuilles du trèfle Existent pour un salaud Qu'il les pique mes richesses Moi j'garde ma chemise à carreaux
12.
Voyages chloroformes Je suis l'ancre d'un vaisseau rempli de rêves Utile que pour freiner ce drôle de voyage Je suis l'encre qui coule tout au fond de ton être Et noircis l'espoir d'atteindre le rivage Mais c'est pas grave moi j'fais juste ça pour le fun En plein naufrage, qu'est-ce qui arrive si j'm'abandonne? Mais c'est pas grave je sais que je ne suis pas le seul homme À voir l'épave de son chaos monotone J'te souhaite bon voyage! Je suis la voile d'un navire en guerre Qui dans bataille se rend compte qui a pas d'adversaire Un capitaine et son épée se battent contre le vent Qui veut seulement les éloigner des récifs du temps Mais c'est pas grave moi j'fais juste ça pour le fun En plein naufrage, qu'est-ce qui arrive si j'm'abandonne? Mais c'est pas grave je sais que je ne suis pas le seul homme À voir l'épave de son chaos monotone J'te souhaite bon voyage! Je suis la voile, tu es le vent Enfin quelqu'un qui m'comprend Sont enterrés par hasard Sur la grève d'immenses trésors Infini comme deux miroirs Qui se défient du regard Un oiseau trop bête Pour voler dans ses fables Honteux, se cache la tête Dans ses châteaux de sable Il s'endort au chant des tempêtes L'architecte solitaire À l'abri dans sa quête De construction de verre Mais c'est pas grave moi j'ai fait ça pour le fun Seul sur le rivage que maintenant j'abandonne Mais c'est pas grave je sais que je ne suis pas le seul homme À revenir à la nage de ses voyages chloroformes
13.
Cirrhose & Cendrier Vision pourrie vue de l'intérieur Et fièvre festive sans lampadaires Oui c'est d’la bile que la lune pleure Sur leur ville de viande violée Ils peuvent maintenant cracher en coeur Sur Cirrhose et Cendrier Et qu'ils l'allument leur ciel sans peur Fiers décrocheurs solaires Ils peuvent maintenant cracher en coeur Sur Cirrhose et Cendrier Ils peuvent maintenant cracher en coeur Sur Cirrhose et Cendrier
14.
Fatal 04:52
Fatal Le matin te réveille à grands coups dans l'visage Tu craches sur le soleil qui bave sur les nuages T’as pu grands rayons en réserve pour assaisonner l’remède P’t’être un bout d’poisson en conserve pour te sortir de la merde Le matin qui te réveille il pèse c’est clair une tonne Un cadran qui sonne si fort au salaire minimum Fais de toi un homme d’horaire avant qu’il t’assomme Ou crisses ton téléphone au cimetière des sans colonnes Tu sues, tu suis, tu suces, tu sers Ou tu viens avec moi gaspiller le grand air On va lâcher nos jobs pour en trouver des pires On leur volera des robes justes pour les voir sourire On va péter les murs inviter les insectes Enregistrer l’azur sur un tape à cassette Sucer du rince-gueule prier de nos mains sales Notre phase terminale enfin ça pourrait être fatal De crier qui je suis D’assumer l’animal D’exciter l’appétit Ça pourrait être fatal De crier qui je suis De rêver au bétail En sueur dans mon lit Ça pourrait être fatal Alors tous aux abris Car le bien et le mal Ont tordu mon esprit Ton diadème dans ma veste j’vais te passer ma couronne Sur un trône rempli de promesses trop propres pour qu’on les savonne Tu peux bouffer mes restes tant que mon frigidaire ronronne Pendant que les dieux se blessent d’avoir inventé l’homme Faque, on félicite le fakir avec trois clous qui l’élèvent La bouche pleine d’biscuits soda essaye de remuer les lèvres Terrible et terrifiant, terriblement terrestre Comme des rats impuissants sans puces, sans peste Sens mon cul qui se sert quand qui pige mon numéro Pense à mon plancher flottant qui ressemble à des sables mouvants Qui en deux temps trois mouvements fait fondre le proprio Ces ongles sur le tableau de mes fonds insuffisants Alors pour tenir le coup on va en prendre un certain Et casser le cou d’une mauvaise bouteille de vin Sucer du rince-gueule prier de nos mains sales Notre phase terminale enfin ça pourrait être fatal De crier qui je suis D’assumer l’animal D’exciter l’appétit Ça pourrait être fatal De crier qui je suis De rêver au bétail En sueur dans mon lit Ça pourrait être fatal Alors tous aux abris Car le bien et le mal Ont tordu mon esprit

credits

released April 17, 2015

license

all rights reserved

tags

about

Cirrhose et cendrier Rigaud, Québec

contact / help

Contact Cirrhose et cendrier

Streaming and
Download help

Shipping and returns

Redeem code

Report this album or account

If you like Cirrhose et cendrier, you may also like: